La vengeance de Voldemort

 

Chapitre 10 : Mauvaises nouvelles

 

L’après-midi passa calmement. Le cours de Soin aux Créatures Magiques avait été simplement théorique. Le cours d’Histoire de la Magie avait, comme d’habitude, été d’une monotonie sans pareille. Les guerres des Gobelins (et non plus les révoltes), qui aurait pu être intéressantes, perdaient tout intérêt, racontées par le professeur Binns. Ce fut donc dans un demi-sommeil que les élèves quittèrent enfin leur salle de classe. Harry, n’ayant pas oublié sa convocation, quitta ses amis à l’escalier de marbre. Il suivit des yeux, ses amis traverser le couloir menant à la salle de Métamorphose.

 

            “Ah, te voilà, Harry !”

 

            Harry se retourna et aperçut Dumbledore qui venait vers lui, l’air soucieux.

 

            “- Alors, bien remis ?

 

             - Oui ! Oui ! assura Harry.

 

             - Bien ! Mais montons à mon bureau, j’ai quelques petites choses importantes à te dire !”

 

            Sur ses mots, ils gagnèrent le deuxième étage et marchèrent, en silence, jusqu’à une Gargouille en pierre qui pivota dès que Dumbledore eut donné le mot de passe (Sorbet Praline), libérant un passage où un escalier les mena jusqu’à la lourde porte en chêne du bureau directorial.

 

            “Assis-toi, Harry !” l’invita Dumbledore, en refermant la porte derrière eux.

 

            Harry obéit et jeta un coup d’œil à la vaste pièce où tous les anciens directeurs de Poudlard dormaient dans leurs cadres d’or. Harry, jetant un coup d’œil dans la pièce, reconnue, dans une vitrine, l’épée, incrustée de pierre de Godric Gryffondor (le fondateur de la maison des Gryffondor) que Harry avait tiré du Choixpeau Magique (qui était posé sur une étagère près de la cheminée où brûlait un feu aux flammes vives), trois ans plus tôt.

 

            “Assis-toi, Harry !” lui proposa Dumbledore en s’installant dans son fauteuil, derrière son imposant bureau.

 

            Harry, obéissant, s’était à peine assis sur une chaise qu’un magnifique oiseau, de la taille d’un cygne, au plumage rouge et or et à l’expression intelligente, quitta son perchoir, dans un coin de la pièce et vint se poser sur les genoux de Harry.

 

            “Salut Fumseck !” lança Harry, en caressant la tête du Phénix.

 

            Etonné par le silence de Dumbledore qui, avait sûrement une bonne raison pour le convoquer, Harry leva les yeux vers son directeur. Celui-ci, plongé dans ses pensées, observait Fumseck, sagement perché sur les genoux de Harry.

 

            “- Harry... ! commença Dumbledore, au bout d’un long moment. Tu es sûrement au courant de la rumeur prétendant que Voldemort aurai rejoint son refuge en Albanie ?

 

             - Euh, oui ! répondit Harry, intrigué et inquiet. Pourquoi ?

 

             - Et bien, il semblerait que ces rumeurs soient infondées et que Voldemort soit beaucoup plus près qu’on ne le pense, de Poudlard. Le Ministère n’en a pas tenu compte, mais un jeune garçon Moldus a été retrouvé mort, dans un vieux château délabré d’Angleterre. Se serrait ses camarades qui, ne le voyant pas revenir, auraient donné l’alerte. Le garçon est mort de façon mystérieuse mais aurait pris une photo de son agresseur. Un avis de recherche a été lancé contre un homme...cagoulé, vêtu d’une robe noire...!

 

             - Un Mangemort ? s’étonna Harry.

 

             - Tout porte à le croire ! Les Moldus risque donc de chercher ce coupable, longtemps ! remarqua sombrement Dumbledore. Mais, en plus de cela, l’attaque des Mangemorts, contre le Poudlard Express, pourrait aussi prouver la présence de Voldemort. Il a un plan en tête, c’est évident. Mais, ce qui m’étonne, c’est qu’ils n’aient pas profité de l’attaque du train, pour s’en prendre à toi. Mais, à priori, Voldemort ne comptait pas s’en prendre à toi tout de suite, et ils ont juste enlevée une élève, avant l’intervention des Aurors. Je n’ai été avertit, que trop tard, du plan de Voldemort, et le professeur McGonagall n’a donc pas eu le temps, de prévenir le conducteur, après avoir reçu mon hibou. Mais...!”

 

            Il s’interrompit quand on frappa à la porte. Rogue fit alors son apparition dans la pièce et se figea en apercevant Harry.

 

            “- Oui, Severus ? se renseigna Dumbledore.

 

             - Une lettre urgente, pour vous, professeur ! Rusard m’a demandé de vous la remettre ! répondit Rogue, tout en jetant un curieux regard à Harry.

 

             - Ah, très bien, merci !” répondit Dumbledore, en prenant la lettre.

 

            Rogue, une fois cela fait, sortit de la pièce, tandis que Dumbledore prenait connaissance du courrier. Harry observa, en silence, l’expression inquiète du directeur de l’école, alors qu’il regagnait son fauteuil. Fumseck laissa échapper une petite plainte inquiète.

 

            “- Professeur, vous voulez que je m’en aille ? suggéra Harry.

 

             - Non ! Reste ici, Harry ! On peut dire que, d’une certaine manière, cela te concerne quelque peu ! répondit Dumbledore.

 

             - Pourquoi ? Qu’est-ce qui se passe ? s’inquiéta alors Harry.

 

             - Comme il a dû te le dire, j’ai envoyé Sirius, Remus et quelques autres en mission de repérage et, il semblerait que cette mission ait tournée à la catastrophe. Les dix sorciers qui composait le groupe ont tous disparus.

 

             - Quoi ? s’exclama Harry, en se levant d’un bond, déséquilibrant, au passage, Fumseck qui s’installa sur le bureau. Et vous savez ce qu’ils sont devenus ?

 

             - Je l’ignore, mais je pense que cela a un rapport avec Voldemort et pourrai faire partit de son plan !

 

             - Vous croyez que Voldemort les a tué ? s’inquiéta Harry, en se rasseyant.

 

             - Non ! Je ne pense pas ! Si ce que je crois est juste, Voldemort va se servir d’eux pour t’attirer dans un piège, ce qui expliquerait aussi l’enlèvement de Miss Chang, non ? ajouta Dumbledore avec un petit sourire.

 

             - Euh...! répondit Harry, vaguement gênée. Et ils seraient détenus où ?

 

             - Même si je le savais, je ne te le dirait certainement pas, Harry ! C’est ce que voudrait Voldemort. Que tu te jette dans la gueule du loup ! Alors, je te demanderai de ne pas tenter quoi que ce soit pour les retrouver, d’accord Harry ? Promet moi que tu ne tentera pas d’aller les rechercher toi-même… ! Ca ne ferait que faciliter la tâche de Voldemort. A Poudlard, tu ne risque rien, mais, hors de l’enceinte du château...! Tu serai une cible facile, pour lui !

 

             - D’accord ! Je ne tenterai rien ! marmonna Harry, laissant sous-entendre qu’il n’en ferait rien.

 

             - Harry, écoute-moi ! Je sais, et Voldemort aussi, visiblement, que tu serai prêt à tenter l’impossible pour tes amis ! C’est pourquoi, pour ta propre sécurité, je te conseille de ne rien faire ! Tant que tu restes à Poudlard, Voldemort ne viendra pas te chercher. Je sais que tu te crois responsable du retour de Voldemort, mais, tu n’y est pour rien, n’en fait pas une affaire personnelle. Un jour, tu pourras éliminer Voldemort, mais, ce jour n’est pas encore venu. Alors, attends ! Nous ne voudrions surtout pas te perdre !

 

             - Mais, en attendant, Cho et Sirius, et d’autres, sont entre les mains de Voldemort ! insista Harry, borné.

 

             - Harry, As-tu pensé que si tu tentais de les retrouver, par toi-même, tu mettrai, non seulement ta vie en danger, mais aussi les leurs. En te jetant directement dans l’antre de Voldemort, tu n’aurai vraiment, aucune chance de t’en sortir indemne. Tu irai détruire le sacrifice qu’à fait ta mère, pour te sauver, rien que sur un coup de tête ? Réfléchis bien, Harry ! Tu crois qu’aller te faire tuer serait les aider ? Là, tu agi,s comme ça, par simple colère et ça ne donne jamais rien de bon !”

 

            Harry hésita. Il croisa le regard de Dumbledore et sa colère disparut soudainement. Ce n’était pas en tant que directeur, qu’il lui conseillait de ne rien faire, mais....!

 

            “- D’accord ! Je promet que je ne ferai rien ! assura, sincèrement, cette fois, Harry.

 

             - Très bien ! Bon, je ne vais pas te retenir plus longtemps ! Tes amis doivent t’attendre !

 

             - Oui ! je vais aller les rejoindre !”

 

            Sur ses mots, Harry se leva et caressa une dernière fois la tête de Fumseck.

 

            “- Harry ? lança soudain Dumbledore, alors que l’adolescent ouvrait la porte pour sortir.

 

             - Oui ? demanda Harry en se retournant, croisant le regard inquiet du directeur de l’école.

 

             - Si tu as des problèmes, viens m’en parler, d’accord ?

 

- D’accord !” répondit Harry, avant de sortir, refermant la porte derrière lui, laissant Dumbledore, perdu dans ses pensées, caressant Fumseck.

 

 

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